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DUSSAUD Georges

 

Biographie

Georges Dussaud est né en 1934, à Brou, près de Chartres. Il pratique tout d’abord la photographie pendant son temps libre. Il réalise sa première exposition à Nantes, en 1978. Dès lors, il montrera de façon régulière ses photographies en Bretagne où il vit et travaille aujourd’hui. S’il réalise des reportages sur sa région, il entreprend également de voyager. Au Portugal, il suit par exemple, les vendanges dans la région du Douro pendant plusieurs années, et il publiera en 1993 un livre sur ce thème.

En 1986, il rejoint l’agence Rapho et quelques temps plus tard, il décide de se consacrer entièrement à la photographie. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche lui passe commande en 1990, dans le cadre du programme "Europe Rurale" et il exposera notamment ses travaux à le biennale photographique d’Arles, ainsi qu’à Mexico. C’est en 1993 qu’il effectue son premier séjour en Inde. Depuis 2001, il est représenté par la Galerie Esther Woerdehoff, Paris. En 2002, il réalise une collection de 50 photographies sur Lisbonne : travail commandé par les archives photographiques de la ville.

Œuvre

Georges Dussaud voyage et regarde paisiblement, non sans un certain bonheur, le bonheur d’être là, au milieu des gens, de cette nature, de ces animaux si souvent présents. La pratique de la photographie est animée ici davantage par la volonté de montrer que d’expliquer. Et elle prend souvent un sens poétique. Car, s’agissant de l’Inde qui aujourd’hui l’occupe presque entièrement, c’est un texte de l’Italien Pier Paolo Pasolini, poète autant que cinéaste, qui a inspiré sa démarche : un récit original intitulé "l’odeur de l’Inde" et qui fut longtemps son livre de chevet. Ainsi, les images de Georges Dussaud reflètent un intérêt pour les traditions du pays plus prononcé que pour les signes de sa modernisation : le monde rural l’attire davantage, même si les rues des grandes villes constituent un spectacle auquel le photographe ne saurait longtemps résister.

Parmi les différents séjours qu’il a effectué dans les régions de Calcutta, Bénarès, Madras et dans le Kérala, son regard s’est souvent porté sur les rites culturels très anciens comme cette école de théâtre dansé de kathakali qu’il va bientôt retourner photographier. De temps à autre, il prend également du recul et opère en paysagiste. Mais il ne perd jamais vraiment de vue l’homme et sa condition, si souvent précaire en Inde. Et au-delà de cette précarité s’impose, selon ses propres termes, "un monde complexe" incontestablement différent du nôtre, parcouru par d’autres parfums, d’autres goûts, d’autres sons et d’autres images. Et c’est ce monde dont il s’applique à tracer ici les contours.

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